[ oyez oyez gente damoiselles gente damoiseaux ]

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le principe de ce blog est simple,
A partir d'une photo,
tous les participants peuvent écrire leur histoire


voici donc la première d'entre elles



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pour poster ta nouvelle, ton poème ou autre rendez vous ici
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# Posté le lundi 18 juin 2007 15:18

Modifié le mercredi 01 août 2007 06:19

[deuz'?]

La mer, des vieux et moi

"Bienvenue à Joli-les-plages, coin de paradis et de calme. Dans un cadre idyllique, dans une magnifique cabane tout confort et…"

Enfin, c'est ce que clamait la brochure. Pour être exact il y avait de l'eau, des rochets et un truc qui ressemblait vaguement à une cabane. Trois planches de bois qui tenaient debout on ne sait comment, peut être à l'aide de clou pointus et rouillés qui, à tout les coups, allés me refiler les tétanos. Devant la vision apocalyptique de ce qu'allait être mes vacances, j'ai préféré monter le son de mon MP3 en retenant mes larmes de couler.
L'intérieur de mon palace? Un matelas, un carton en guise de table et, grand luxe, une baignoire dans un coin. Je soupirais en regardant dehors, à travers les vitres sales: de l'eau, de l'eau et encore de l'eau, parfois un nuage pour contraster avec le ciel et cette foutue étendue bleuâtre que je détestais plus que n'importe quoi. Qu'est ce que je venais foutre ici, moi allergique au soleil, aux crustacés, à l'eau, au sel et à tout ce qui peut avoir un rapport avec ma pire ennemie: la mer.
C'est bien simple et c'est tout à fait en rapport, si je suis venue ici crever dans un cabanon pourri à trifouilli les oies c'est que ma, haut combien vénérée, mère c'était mise dans la tête:

"Qu'à 20 ans il faut quitter le coquons familiale et travailler."

Et rien de tel qu'être saisonnier. Alors me voilà, coincée dans 5 mètre carré à tout péter à regarder un truc bleu et liquide faire des vagues. Si seulement il y avait des gars, si seulement ce n'était pas un village de vieux retraités qui faisaient du bronzage intégral! Je fus parcourue d'un frisson apercevant marcher sur la plage, une vieille femme sans haut de maillot, ses seins tombant sous mes yeux comme de glaviot de vaches.

"Huuuuu."

Je glissais à terre, découragée. 1 mois soit, 4 semaines ou encore 30 jours c'est à dire 720 heures dans ce trou perdu à regarder des vieux sécher et mourir sous un soleil de plombs. Programme au combien fantastique. Je me concentrais sur Mika qui hurlait dans mes écouteurs pour oublier la vision d'horreur qui avait parcouru la plage devant mes yeux qui, désormais, refusaient catégoriquement de s'ouvrir. Et si, et si, et si j'appelais maman, là, tout de suite pour lui dire que je déclarais forfait. Le téléphone en main je composais le numéro, fébrile, des gouttes de sueurs coulant lentement sur mon front. Une sonnerie, deux…

"Maman?"
"Oui? C'est toi ma chérie? Ho, je suis heureuse de t'entendre! Tout va bien?!"
"Heu…"
"Tu sais, je suis vraiment fière de toi, ma fille."
"Heu… M'man…"
"Ca prouve enfin à ton père que tu n'es pas une bonne à rien!"
"Je…"
"Et que tu feras quelque chose de ta vie, pas comme moi, ton imbécile de mère. Tu ne vivras au crochet de personne toi au moins, une jeune femme indépendante!"
"Héhé…"
"Tu voulais me dire?"
"Heu… je t'aime."
"Je t'aime aussi mon amour."

Et elle a raccroché… Bon et bien, il ne me restait plus qu'à visiter ce village de plouc. La plage ce n'était pas si horrible, le sable sous les pieds c'était plutôt agréable et l'air y est frai, respirable. Au fond, ce n'était pas si terrible, je m'en sortirais peut être même vivante, avec un peu de chance. Mais qu'est ce que je pouvais bien raconter moi? Ca puait la moule moisie ici, et ce … de sable me gratte horriblement, ça s'infiltre n'importe où. Je détestais cette endroit, je détestais être indépendante.

"Je vous déteste aussi."

Hurlais-je à un couple de vieux croûtons qui passait non loin de moi. Heureusement qu'il me restait mon MP3. Mon amour, le seul le vrai, mon sauveur! Heureusement que je pouvais me couper de tout cela, que je pouvais oublier, que je…

Plouf.
"Et merde..."

# Posté le mardi 19 juin 2007 15:41

Modifié le mercredi 20 juin 2007 02:25

l'inpiration se révélera t-elle ?

1...2...3...4...5...10... des brouillons d'écritures me traversent l'esprit.

Pas un seul qui ne vaille la peine d'etre développé et pourtant l'envie est là ! elle est si intense mais submergée pourtant par l'abscence d'inspiration...

Assis sur ce rocher, je pense.

Je pense et puis joublie.

Mon regard perdu mais cependant, et c'est la que réside mon génie, présent comme si tout en étant abscente mon âme parvenait à me parler à me transmettre un message !

si j'avais à ironiser la chose je penserais que ce message ne me parviendrait surement pas par mon portable car coupé du monde je préfère m'isoler de toutes les contraites de la vie afin de me plonger réellement, de ce purifier, de cette pollution quotidienne psychologique et physique.

mon regard se figea ainsi durant des heures lorque je pris conscience que le soleil allait se coucher.
Je pus alors observer se meme couché de soleil car je viens ainsi à cette meme période de l'année tous les ans à la fin du mois de juin. Ce coucher est tellement singulier à mes yeux mais aussi tellement différent à chaque fois. N'est-ce pas Héraclite qui dit =) "on ne se baigne jamais deux fois dans le meme fleuve"?

La nuit vint et je pris cette meme route qui me ramenait a la vie, cette route de mélancolie . Je rallume mon portable, il m'indique 1 nouveau message : RDV demain 8 h le rédacteur en chef t'attend dans son bureau.

Sa y est mes vacances étaient terminées. Vivant je retourne à la vie civilisée avec cette meme apréhension mais néanmoins conviction de vouloir un jour finir mes jours sur ce rocher ...


Val

# Posté le dimanche 24 juin 2007 16:05

Modifié le lundi 25 juin 2007 06:09

L'océan à mes pieds

L'océan à mes pieds
Sa respiration se saccadait, ses poumons ne pouvant plus suivre la course effrénée qu'elle menait à travers les rochers. Elle courait de plus ne plus vite, mais tombait de plus en plus souvent. Les mains en sang, les genoux écorchés, les pieds abîmés par les pierres, elle avançait face à l'océan. Quelques pas encore et elle atteindrait l'extrémité de la falaise, le point d'où on ne peut plus faire demi tour.

Mais je n'en avais pas du tout l'intension : je voulais braver le vent qui m'empêchais d'avancer, braver les rochers qui voulaient me détourner de mon chemin. Qu'importe l'état de mon corps, je devais y arriver. Je fermais les yeux. Le sang commençait à coaguler, mais mes mains me faisaient mal. Je pensais avoir mal, je le ressentais, et pourtant c'était une douleur insignifiante. Un rire s'échappa de ma gorge.

Elle ri, mais ce son me glaça le dos. Il n'y avait pas l'éclat joyeux auquel on est en droit de s'attendre lorsque quelqu'un ri, mais à la place je pouvais sentir une douleur poignante. Elle reprit sa progression, mais ne courrait plus, sans doute ses pieds ne pouvant plus supporter les blessures de la course. Elle sera obligée de s'arrêter avant la fin.

La marche me permettait d'économiser mes forces. Mais surtout de réfléchir, de me perdre dans mes pensées. L'eau était si bleue, comme l'avait été cette rose enfouie dans mes souvenirs. Je n'avais pas osé m'immerger dans ma mémoire par peur de m'y noyer, de m'y perdre, mais maintenant je le sentais, c'était l'occasion.

Elle venait de baisser la tête. C'était la première fois depuis que je la suivais, jamais dans son escalade périlleuse elle avait arrêté de fixer l'océan à ses pieds. Quelque chose de brillant tomba. Comme un diamant. Mais elle ne portait aucun bijou.

Ces souvenirs avaient remué tant de choses en moi, tant de mauvais souvenirs, et les bons étaient tous gâchés par la certitude que jamais ils ne se renouvelleront. Ce n'était plus mes membres usés par la course qui me faisaient mal, mais mes yeux d'où tombaient pour la dernière fois les trace de mon moi meurtri.

Je n'aimais pas la tournure des événements, elle avançait maintenant comme une somnambule.

« Mademoiselle ! »

Elle sortit de sa léthargie si violemment qu'elle perdit l'équilibre. Je la vis tomber lentement, comme si la scène se déroulait au ralenti sans que je ne puisse intervenir.

Un cri me fit peur, et en me retournant je glissai. Je vis les rochers défiler, et mon corps se rapprocher à une vitesse incroyable de l'océan. J'aurais voulu remercier cet inconnu, jamais je n'aurais eu le courage de sauter comme je le voulais.

Pas un cri. Un impact. Un corps qui disparaît à jamais dans l'océan. Des larmes allant le rejoindre dans sa demeure éternelle.


Une plume parmi tant d'autres

# Posté le lundi 25 juin 2007 15:59

Un pas

Un pas
Un pas

Une vague d'amertume,
Alpha et Omega uni dans un unique souffle,
Valse d'oxymore.

Un pas, juste un seul. C'est tout ce qu'il lui restait à faire. Elle ne put s'empêcher de regarder derrière, ses longs cheveux aux noires couleurs de la nuit s'emmêlant au vent et masquant sa vision déjà troublée. Elle restait, médusée, n'osant faire le dernier pas.
La journée n'aurait pourtant rien eu de spécial. Quelques rayons d'or éclaboussaient la poussière de la roche aride, exposée à la mer, et le vent marin jouait encore et toujours avec les vagues, amants éternels. Une journée ordinaire, à la banalité hors du commun, à l'odeur iodée et à la douce chaleur.
Mais elle était là, terrorisée, la bouche entrouverte, murmurant à la brise d'indistinctes plaintes. Oui, elle était là, dressée, fière et pathétique, fixant la terre, l'horizon lointain et ineffaçable, tournant le dos aux cris de la mer. Des secondes éternelles passées à contempler le lointain. Et puis soudainement, la vie, la parole aux accents d'ardeur et de glace.
Pui
s, doucement, tout doucement, le vent se calme, ses cheveux retombent, rubans noirs et brouillés, et elle reste là, fixe cet horizon lointain, cet Eden inaccessible. Elle avance doucement, frôlant la terre de ses pieds pâles. Ouvre la bouche, et de sa gorge blême s'élève le chant inconnu de la vie, dans son c½ur chimérique résonne lcho mort de l'espérance.
Un pas, un seul, c'est tout ce qu'il lui restait à faire. Mais les chaînes qui retiennent les âmes égarées sont plus solides que les fils des Nornes, et leur litanie désespée est l'écho de leur inconstance fantomatique et de notre inconscience déchirée.
Et s
on couplet éternel résonne entre les roches déchiquetées, lancinante comptine d'un v½u désespéré.

~Dame Polaris~

# Posté le mardi 26 juin 2007 03:33